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mardi 16 juin 2009

Morgane watch the stars

Juste ce petit message pour toi Morgane, je t aime fort et tu me manques beaucoup. J ai hate de retrouver la maison et de passer de bons moments en famille dans notre jardin sous un beau soleil d ete. J ai hate egalement de revoir les filles, j imagine qu elles ont beaucoup change.
En cadeau je t envoie cette photo que j ai faite de nuit depuis le camp nomade ou j ai dormi pendant 2 jours. La cigarette que j ai fume m a aide a dessiner ce coeur que je t envoie.
Je vous aime fort.

jeudi 11 juin 2009

Camion rempli d oignons

Une demie heure apres m etre reveille, je quitte la guest house ou j ai passe la nuit. Un petit dejeuner sur le pouce au magasin d a cote (une barre chocolate et 2 oeufs durs) et me voila sur la route pres a faire du stop vers je ne sais ou, aujourd hui je me suis pas fixe d objectif de destination. On verra comment se deroule la journee. J attends quand meme 30 minutes sur le bord de la route sans qu aucune voiture ne s arrete pour moi. Il est 9 h 00 et j en ai marre de poirauter la, en plein soleil. Je decide de marcher, histoire de faire changer le decor qui m entourre. Apres un bon quart d heure de marche, j arrive au niveau d un camion stationne sur le bas cote. L adolescent qui accompagne le chauffeur est en train de resserrer les roues avant d affronter cette route de montagne qui mene a Bishkek, la capitale du pays.
Je demande au chauffeur si il y a une place pour moi et c est avec un grand et beau sourire qu il me fait comprendre que je suis le bienvenu a bord de ce vieux camion rempli d oignons.


Nous voila partis, le camion peine vraiment dans la longue montee qui mene au col (environ 70 kilometres) et la vitesse est reduite a 15 kilometres par heure. On doit s arreter toutes les 2 heures pour nettoyer l arriver d essence dans le moteur (petit tuyau a desencrasser). Resultat, 20 minutes d arret a chaque fois, le temps de soulever la cabine et d effectuer le nettoyage.
Il fait toujours beau et les decors sont de plus en plus beaux au fil de la montee, il y a un nombre incroyable de chevaux en liberte (bises au passage a Celine et Yann, les 2 cavaliers de la troupe). La lenteur du camion me permet d admirer le paysage et de prendre des photos. Mes 2 compagnons du jour sont tres sympas et on rigole beaucoup ensemble a essayer de se comprendre. Le jeune me confie que manger des oignons n est pas bon pour l erection. Je ne savais pas et j en prends vite note pour ne plus decevoir Morgane a l avenir.
Apres 4 heures de route, on arrive au col d Ala Bel (3184 metres d altitude) qui est encore sous la neige. La lumiere illumine toutes les montagnes autour, je suis aux anges. La descente se fait tranquillement dans une large vallee typiquement khyrgize, avec pleins de yourtes fraichement installees sur le bord de la route, et qui proposent a la vente du lait de jument fermentes (kumis). Je decide de passer la journee avec eux jusqu a Bishkek. Le trajet est encore long et il reste encore un col a franchir.
Apres 9 heures de route, on quitte les montagnes, on arrive en banlieue de la capitale. Je leurs propose une pause dejeuner (il est 18 h 00) et l on mange un tres bon "goulache" (puree, pates, ble et morceaux de viande) que je ne manque pas de payer en remerciement de m avoir amene jusqu ici.
Le chauffeur me depose pres du centre de Bishkek, nos chemins se separent, il me reste maintenant a trouver un lit pour la nuit.
2 jours de repos ici avant de repartir vers d autres montagnes et le somptueux lac de Song Kol plus a l Ouest.

mercredi 10 juin 2009

Entre taxi collectif et marchrutka

On se reveille de bonne heure, il est 7 h 30, une grosse journee de transport nous attend. On ne sait pas combien de temps ca va nous prendre d aller d Arslanbob a Toktugul (environ 300 kilometres de trajet) et on veut le faire au moins cher possible. Il est 9 h 00, on quitte le camp de vacances sovietique et je dois dire qu on est chanceux car la premiere voiture s arrete et nous propose de nous deposer a Bazar Korgon, a 50 kilometres d ici. Le vehicule est une petite Lada blanche qui sert de taxi collectif et on est bien content de la trouver, la journee commence bien.

Arrivee a Bazar Korgon 1 heure plus tard, deuxieme coup de chance, un marchrutka (mini bus qui suit un itineraire fixe et qui s arrete a la demande pour prendre ou deposer des passagers) part dans la foulee vers la ville de Kara Kol. Le trajet est agreable, et le mini bus n est pas trop rempli, ce qui me permet d etaler mes jambes. on arrive a Kara Kol vers 13 h 00, on a un super timing. On a juste attendu 1 heure depuis Arslanbob, ce qui est un petit record vu l irregularite des transports ici.

Apres 30 minutes d attente et une petite embrouille avec des chauffeurs de taxis nous proposant des tarifs exageres, on part a bord d un autre marchrutka pour la derniere etape de la journee, la ville de Toktogul.


Toktogul est une petite ville situe au bord d un grand reservoir d eau avec des decors typique du Khyrgizstan du centre. Le temps est superbe et on profite de cette belle fin d apres midi pour acheter quelques provisions au bazar de la ville. On se fait un grand pique nique dans le parc (on a rien mange depuis le debut de la journee) et on se separe. Pat ayant une tente, il veut faire du camping sauvage dans la montagne. On se dit au revoir et a bientot peut etre, nos itineraires peuvent se croiser de nouveau.
Le soir avant d aller me coucher, je vais a la poste locale pour appeler ma petite famille, les filles me manquent beaucoup et j ai besoin de les entendre. La vieille dame est tres sympas avec moi, elle fait meme des heures supplementaires pour me permettre de joindre mes amours.

lundi 8 juin 2009

Dans la pente d Arslanbob

Je pars d Och en fin d apres midi, direction Jalal Habad a environ 80 kilometres au Nord, le long de la frontiere Ouzbek. Je suis accompagne de Pat, un jeune australien de 21 ans. On va ensemble au village d Arslanbob.
Apres une bonne nuit passe dans un petit hotel de style russe (200 com soit 4 euro la nuit), on se fait prendre en stop direction le village d Arslanbob. Veritable oasis en altitude, ce village tranquille, adossee aux vertigineux mont Babash Ata, est entourree de vastes etendues boisees abritant, parait il, la plus grande plantation de noyers au monde entre le massif du Fergana et celui du Chatkal.
Une fois arrivee sur place, on se dirige vers Turbazar, qui est un ancien camp de vacances sovietique, a 2 kilometres au Nord d Arslanbob. L endroit est assez sympa malgre un style russe assez glauque et completement vieux. On y loue un pseudo bingalow pour 100 com chacun soit 2 euro par personne. C est le week end et l endroit est tres prise par les locaux qui viennent pique nique ou boire des bouteilles entieres de vodka. Heritage de l ere sovietique malgre un pays musulman, l alcool reste bien present dans le quotidien des gens et il est assez facile de voir des personnes ivres. L ambiance est tres kitch, entre la discotheque dans une grande yourte qui passe de la vieille "dance" des annees 90 a un niveau sonore digne des vieilles charrues et le parc ou boivent beaucoup de jeunes pour feter le week end, l endroit degage malgre tout un certain charme. D autant plus que les gens sont vraiment tres sympas et le contact est vraiment agreable. On rigole beaucoup ensemble, la vodka faisant sauter la barriere de la langue.
Le lendemain matin, Pat et moi decidons de marcher en direction d une cascade de 80 metres de haut situe un peu en amont dans les montagnes. Apres 2 heures de marche, on arrive a cet endroit qui n a rien de vraiment extraordinaire. Un peu decu, on decide de poursuivre et de faire une boucle en remontant un peu plus haut dans la vallee. Apres 2 heures de marche supplementaire, et apres avoir passe un petit col, on s apercoit que la descente de l autre cote va etre raide et longue. On n a pas envie de faire demi tour, on se lance dans cette descente cahotique, dangereuse et a la limite de l inconscience. La pente est raide et on doit glisser au moins toute les 3 minutes. Apres 2 heures de galeres, le pantalon et les chaussures bien taches par les glissades, on arrive en bas content d etre sorti de cette galere mais aussi completement fatigue par l effort et la concentration qu on a du garder tout au long de la descente.
Pour feter notre rando du jour, vodka.


vendredi 5 juin 2009

Entre espoir et desillusion

Il est 10 h 00, et le bus part enfin de la gare routiere. Direction le col d Irkectham pour basculer de Chine au Khyrgizstan. La route est belle quoique le decor est un peu sec et manque de verdure. Apres 4 heures de trajet, le bus passe la frontiere, 7 kilometres de no man s land et me voici au Khyrgizstan. L ambiance est sympa dans le bus couchette. Je suis a cote de 3 femmes khyrgize au caractere bien trempe et qui ont pris en grippe un chinois qui gene tout le monde avec ses 5 ou 6 gros sacs mit au milieu de l allee. Il se fait chambrer toutes les 5 minutes et tout le monde se moque de lui dans le bus. Lui fait l innocent, de toute facon il ne comprends pas ce que disent les femmes. Ils font moins les malins les chinois quand ils ne sont plus chez eux. Mes premiers instants dans ce nouveau pays que je decouvre au fil des kilometres sont intenses. Le sec de la Chine est remplace par de la verdure partout, des montagnes et des collines aux pentes douces caracteristiques du pays. On sent ici l ancienne presence Russe. C est un melange d Islande, de Mongolie, de Roumanie et de Russie. Apres quelques kilometres, la belle route se transforme en une piste qui prend l allure d une tole ondulee. Le trajet devient vite penible et les lombaires sont mises a rude epreuve. C est apres 4 heures de secousses, que le bus arrive enfin a Sary Tach, situe seulement a 80 kilometres de la frontiere. Ils nous restent encore 10 heures de trajet a travers les montagnes, de nuit et dans le brouillard.

Le bus arrive au petit matin sur Och. Je suis completement epuise par la piste. J ai pu dormir que 2 ou 3 heures par intermittence. Presse de retrouver la guest house ou on a rendez vous avec Phil et Nico, je quittes rapidement la gare routiere dans l espoir de les trouver endormi dans leur lit.

Une fois arrive a la guest house (situee dans un petit appartement d un immeuble typiquement Russe), je m apercois que mes deux comperes ne sont pas encore arrives. Tant pis, je vais attendre et aller aux nouvelles.

Apres 3 jours passes sur Och, je trouve la ville tres agreable, Och est tres aeree et la ville a beaucoup de verdure. Le bazar (marche) est tres interressant et authentique, on y trouve une multitude de population tels que les tadjiks, les ouzbeks, les khyrgizes, les russes, les chinois et meme les pakistannais. j apprends que Phil et Nico ne pourront pas me rejoindre, la frontiere etant ferme suite aux derniers incidents dans la region.

Tant pis, ma route continue, je pars en fin d apres midi pour Arslanbob, qui parait il detient la plus grande plantation de noyers au monde, dans un decor de montagne fantastique.

J ai bien envie pour ces prochains jours, de partir en randonnee une dizaine de jours avec un guide et un cheval pour traverser une partie du pays.
Ca sera mon cadeau d anniversaire.

dimanche 31 mai 2009

Recreation dans le vieux Kashgar

Dernier jour sur Kashgar, je profites de la fin d apres midi et des temperatures plus cool pour moi pour me ballader une derniere fois dans les ruelles de la vieille ville. On est dimanche et les enfants n ont pas ecole aujourd hui. Ils jouent tous dehors, soit au ballon, soit a l elastique ou encore au ping pong contre un mur. Ils sont tres receptif a l appareil photo et c est avec grand plaisir qu ils posent pour moi, ils sont eclates de voir leurs trombines sur l ecran de l appareil photo. Si Louise et Leonie etaient la, je suis sur qu elles se feraient pleins d amis. Les enfants sont vraiment du grande gentilesse et c est avec beaucoup de plaisir que je partage avec eux une serie de jonglage footballistique avec en bonus quelques combo a peine reussi mais suffisant pour les epater. Je vais peut etre reprendre une saison de foot. Non la, je m enflamme.

Je suis rapidement entourres d enfants, ce n est pas pour me deplaire mais cela devient difficile de contenir toute cette energie et je dois faire le gendarme pour eviter les chamailleries. Apres une bonne partie de foot ou ma prestation ne fut pas brillante, je pars vers d autres ruelles ou je croise encore pleins d enfants qui profitent de cette belle journee pour s amuser entre eux.
Apres 2 heures passe dans la vieille ville, il est temps pour moi d aller a la station de bus acheter mon billet pour Osh au Khirgystan et rejoindre Phil et Nico pour des retrouvailles qui risquent d etre alcoolisees.
Probleme de derniere minute, un attentat a eu lieu a Andijan en Ouzbekistan, la frontiere risque de fermer temporairement, j espere que notre rendez vous prevu le 02 juin va pouvoir se faire.
Je garde un excellent souvenir de la Chine, pays fabuleux par la gentillesse des gens, la beaute des paysages et aussi par la cuisine qui est l une des meilleures au monde.

Faites voyager vos papilles

Impossible de parler de la Chine sans aborder la cuisine chinoise que je decouvre au fil de mon voyage. Jour apres jour, je decouvre une panoplie de mets et de modes de preparation differents avec pour base les produits frais locaux et les epices. Le riz par exemple, ne se presente pas uniquement cuit a la vapeur, il peut etre bouilli, frit ou roti. Il compose nombreux plats tant comme les pates qu ils consomment depuis plus de 4000 ans. A en croire la legende, c est Marco Polo qui aurait introduit ce mets en Italie (excuse moi Sylvia, j espere ne pas raconter de betises. Grosses bises a vous au passage). Chaque region de ce grand pays possede une cuisine differente.
Pour la boisson on savait les chinois grand consommateur de the qui est gentiment offert dans tout les restaurants bon marche. Un bon the pour un chinois et l equivalent d un bon vin pour les francais. La biere est, apres le the, la boisson la plus consommee ici a en voir le nombre de bouteilles vendus. La Tsingtao est la marque de meilleure qualite en Chine.
Je pourrais encore ecrire longtemps sur la cuisine chinoise tellement elle me plait. Je penses  que la cuisine chinoise meriterait, a elle seule, un voyage en Chine. Apres plus d un mois passe en Chine, elle est pour l instant la meilleure cuisne que je n est jamais goute. Une bise a Yann et Glenn, les deux cuisiniers de la troupe.